Ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron et maire du Havre, Édouard Philippe est candidat depuis septembre 2024. Crédité de 10 à 13 % des intentions de vote en octobre 2026, il est le mieux placé du bloc central et dispute la deuxième place à Jean-Luc Mélenchon.
À retenir
- Une retraite à 65 ans avec 45 annuités pour ceux qui le peuvent.
- Un déficit ramené à 2 % du PIB en 2032, sans nouvel impôt.
- Une immigration légale divisée par deux.
Parcours
Diplômé de Sciences Po et de l’ENA, membre du Conseil d’État, Édouard Philippe participe à la création de l’UMP aux côtés d’Alain Juppé. Maire du Havre depuis 2010 (réélu en 2026), il est Premier ministre de mai 2017 à juillet 2020, puis fonde Horizons en 2021 (MonVote2027). Une information judiciaire liée à sa gestion du Havre est ouverte depuis 2026 (Wikipédia).
Approche idéologique
Centre droit : rigueur budgétaire, politique de l’offre, valorisation du travail et fermeté sur le régalien. Il revendique une ligne propre, distincte d’Emmanuel Macron.
Le programme thème par thème
- Économie et impôts. « Deal » avec les entreprises : 50 milliards d’euros d’impôts de production en moins, compensés par autant d’aides publiques supprimées ; exonération de cotisations pour deux heures supplémentaires par semaine ; engagement de ne créer aucun nouvel impôt (Public Sénat, IFRAP). Voir le comparatif
- Retraites. Âge de départ relevé progressivement à 65 ans et 45 annuités pour ceux qui le peuvent, avec une part de capitalisation collective. Voir le comparatif
- Fonction publique. Réduction des dépenses publiques ; réformes par ordonnances dans la justice, l’éducation et la santé (France 24). Voir le comparatif
- Éducation. Autonomie accrue des établissements et 50 lycées d’excellence dans les territoires (JDD).
- Écologie et énergie. Plus de nucléaire et plus de renouvelables ; une « politique de sécurité climatique ». Voir le comparatif
- International et défense. Soutien à l’Ukraine au nom des intérêts français ; effort de défense porté à 3 % du PIB.
- Finances publiques. Déficit ramené à 2 % du PIB en 2032 ; règle d’or constitutionnelle (IFRAP).
- Sécurité et immigration. Immigration légale divisée par deux, quotas migratoires et regroupement familial durci ; dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968 ; peines planchers et suppression du juge d’application des peines (Europe 1). Voir le comparatif
- Institutions. Opposition à la proportionnelle ; dissolution et référendums dès l’élection, sur les retraites et la règle d’or ; recours aux ordonnances.
Ce qu’il a dit
- Sur sa ligne : « Ce ne sera ni du Thatcher, ni du Macron, ce sera du Philippe » (Orange actu).
- Sur l’immigration, nécessaire selon lui mais qui doit être « choisie et contrôlée » (France 24, 31 mars 2026).
- Sur l’énergie : « la France aura plus de nucléaire, plus de renouvelables » (X, 16 avril 2026).
Le programme est-il financé ?
Édouard Philippe affiche l’objectif de déficit le plus ambitieux (2 % en 2032), mais n’a pas encore publié de chiffrage global : le montant des économies, les gains de la retraite à 65 ans et le coût de l’allocation familiale de 350 euros restent à préciser. Le risque principal n’est pas une envolée de la dette, mais de manquer la cible si les économies ne sont pas obtenues. Lire l’analyse complète
| Critère | Édouard Philippe |
|---|---|
| Chiffrage global publié | Partiel |
| Cible de déficit datée | 2 % en 2032 |
| Hypothèse la plus incertaine | Montant et nature des économies, non détaillés |
| Dépend d’un accord extérieur | Référendum sur la règle d’or |
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À propos de ce dossier
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Dernière mise à jour : 26 octobre 2026.