Ancien Premier ministre et secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal est candidat depuis mai 2026. Crédité de 5 à 6 % des intentions de vote en octobre 2026, il dispute à Édouard Philippe l’électorat du bloc central.
À retenir
- Une retraite sans âge légal : seule compterait la durée de cotisation.
- 150 milliards d’euros d’économies sur le quinquennat, dont 20 milliards dès mai 2027.
- Des quotas d’immigration de travail votés par le Parlement.
Parcours
Né en 1989, Gabriel Attal est élu député des Hauts-de-Seine en 2017. Il est ministre de l’Éducation nationale en 2023, puis devient en janvier 2024 le plus jeune Premier ministre de la Ve République, jusqu’en septembre 2024. Secrétaire général de Renaissance, il déclare sa candidature en mai 2026 (Wikipédia).
Approche idéologique
Gabriel Attal se situe au centre, dans le bloc issu de la majorité d’Emmanuel Macron. Son projet est réformiste et libéral sur l’économie, ferme sur l’autorité et l’immigration, progressiste sur les questions de société. Il a fixé trois priorités budgétaires : l’éducation, l’écologie et la défense (IFRAP).
Le programme thème par thème
- Économie et impôts. Un « 13e mois pour tous », une réécriture du Code du travail, une baisse ciblée de 2 milliards d’euros d’impôts pour les classes moyennes et une baisse des impôts de production (CNews, IFRAP). Voir le comparatif
- Retraites. Suppression de l’âge légal au profit de la seule durée de cotisation, avec décote et surcote, une part de capitalisation et une gestion confiée aux partenaires sociaux (Objectif 2027). Voir le comparatif
- Fonction publique. Pas de mesure détaillée à ce stade. Voir le comparatif
- Éducation. Maintien du « choc des savoirs », interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans, apprentissage de l’intelligence artificielle à l’école (2027.help).
- Écologie et énergie. Inscrite parmi ses trois priorités budgétaires, sans mesure détaillée à ce stade. Voir le comparatif
- International et défense. Défense inscrite parmi ses priorités budgétaires, sans mesure détaillée à ce stade.
- Finances publiques. Un « frein d’urgence » de 20 milliards d’euros d’économies dès mai 2027, 150 milliards sur le quinquennat, une année blanche sur les prestations sociales en 2028 (petites retraites épargnées), un déficit sous 3 % avant 2032 et l’équilibre en 2037, inscrit dans une règle d’or constitutionnelle (IFRAP).
- Sécurité et immigration. Quotas d’immigration de travail par secteur, définis avec les partenaires sociaux et votés par le Parlement ; permis à points sur le modèle canadien ; regroupement familial restreint ; interdiction du voile avant 15 ans ; comparution immédiate possible pour les mineurs. Voir le comparatif
- Institutions. Référendum sur sa réforme des retraites (MonVote2027).
Ce qu’il a dit
- Sur l’immigration, sa ligne générale : « accueillir moins pour accueillir mieux » (Objectif 2027).
- Sur les besoins de main-d’œuvre, à faire voter « sous forme de quotas par le Parlement » (CNews, 30 avril 2026).
Le programme est-il financé ?
Gabriel Attal a publié un objectif global de 150 milliards d’euros d’économies, sans encore en détailler toute la composition. Sa cible de déficit sous 3 % « avant 2032 » est postérieure à l’échéance de 2029 fixée par l’Union européenne. Le principal risque n’est pas une envolée de la dette, mais de manquer la cible si les économies ne sont pas obtenues. Lire l’analyse complète
| Critère | Gabriel Attal |
|---|---|
| Chiffrage global publié | Oui (150 Md€), détail partiel |
| Cible de déficit datée | Sous 3 % avant 2032 |
| Hypothèse la plus incertaine | Composition des économies |
| Dépend d’un accord extérieur | Non identifié |
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À propos de ce dossier
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Dernière mise à jour : 26 octobre 2026.