Président des Républicains et ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau a été désigné candidat par les adhérents de son parti au printemps 2026. Crédité de 6 à 7 % des intentions de vote en octobre 2026, il porte le plan d’économies le plus important des candidats.
À retenir
- 197 milliards d’euros d’économies d’ici 2032, sans hausse d’impôts.
- Un âge minimal de départ à 63 ans et un taux plein automatique à 65 ans.
- Des référendums sur l’immigration et la justice pénale.
Parcours
Sénateur de Vendée, longtemps président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau est ministre de l’Intérieur de septembre 2024 à octobre 2025, puis préside Les Républicains. Il annonce sa candidature en février 2026 ; les adhérents LR la valident avec 73,8 % des voix, sans primaire (Le Temps).
Approche idéologique
Droite conservatrice et libérale : travail, autorité, réduction de la dépense publique et maîtrise de l’immigration. Il revendique de s’inspirer du projet de François Fillon en 2016 (Europe 1).
Le programme thème par thème
- Économie et impôts. 30 milliards d’euros de fiscalité en moins pour les entreprises (impôts de production et cotisations patronales) ; heures supplémentaires exonérées de cotisations ; allocations plafonnées à 70 % du SMIC ; 15 heures d’activité en contrepartie du RSA ; revenu familial de 240 euros par enfant dès le premier (IFRAP). Voir le comparatif
- Retraites. Âge minimal de 63 ans avec une décote de 7 % par an, taux plein automatique à 65 ans, part de capitalisation pour les jeunes (LCP). Voir le comparatif
- Fonction publique. Non-remplacement de 400 000 départs à la retraite d’ici 2032, objectif de 600 000 fonctionnaires de moins sur deux quinquennats, suppression d’agences (AFP via Orange). Voir le comparatif
- Éducation. Pas de mesure détaillée dans les sources consultées.
- Écologie et énergie. Pas de mesure détaillée dans les sources consultées. Voir le comparatif
- International. Primauté du droit national sur les normes internationales, soumise à référendum.
- Finances publiques. 197 milliards d’euros d’économies d’ici 2032 : 146 milliards pour réduire le déficit, 51 milliards rendus aux ménages et aux entreprises ; règle d’or constitutionnelle (IFRAP).
- Sécurité et immigration. Suppression du droit du sol ; expulsion obligatoire des étrangers condamnés ; quotas de visas fixés par la loi ; prestations sociales conditionnées à cinq ans de séjour et de travail ; suppression du juge d’application des peines ; « état d’urgence anti-trafics ». Voir le comparatif
- Institutions. Référendum dès la rentrée 2027 ; champ du référendum élargi à l’immigration, à la nationalité et à la justice pénale (Public Sénat).
Ce qu’il a dit
- Sur la dépense publique : « désormais la fête est finie », le pouvoir d’achat devant venir du travail et non de l’État (Europe 1, 7 janvier 2026).
- Sur sa réforme des retraites : « L’âge minimal de départ, c’est 63 ans » (LCI, 22 septembre 2026, via LCP).
Le programme est-il financé ?
Bruno Retailleau a publié un plan chiffré détaillé, qui réduit fortement le déficit sur le papier. Même si une partie des économies manquait, la trajectoire resterait orientée à la baisse. Le risque principal est l’exécution : ne pas remplacer 400 000 départs de fonctionnaires est inédit, et un ajustement rapide peut ralentir une croissance déjà faible. Lire l’analyse complète
| Critère | Bruno Retailleau |
|---|---|
| Chiffrage global publié | Oui (197 Md€) |
| Cible de déficit datée | Règle d’or, sans date publiée |
| Hypothèse la plus incertaine | Non-remplacement de 400 000 fonctionnaires ; effet récessif |
| Dépend d’un accord extérieur | Révision constitutionnelle par référendum |
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À propos de ce dossier
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Dernière mise à jour : 26 octobre 2026.